Après 6 ans passés au sein du Comité Scientifique du Canceropôle Sud, il est l’heure pour Sandrine, Flavio et Pierre-Henri de faire le bilan de leur mandat.
Sandrine Roulland

Que retenez-vous de votre expérience en tant que membre du Comité Scientifique ?
Ces six années au sein du Conseil Scientifique du Canceropôle Sud ont représenté une expérience scientifique et humaine particulièrement enrichissante. J’ai pu découvrir la richesse et la diversité des équipes de recherche de la région, leurs thématiques, leurs expertises, et les synergies qui peuvent émerger lorsqu’une communauté scientifique se structure autour de la thématique du Cancer. En tant que membre du CS, on devient acteur de la politique scientifique et du soutien à des projets structurants, notamment technologiques, afin de les mettre à disposition de la communauté.
Comment vos travaux de recherche ont-ils nourri les réflexions et les échanges au sein du Conseil ? Quels en ont été, selon vous, les principaux apports et éventuellement les limites ?
Mes apports ont été principalement liés à mon expertise en oncohématologie et en biologie des tumeurs hématologiques, utile pour évaluer des projets à l’interface de la recherche fondamentale et translationnelle, des axes de plus en plus centraux dans les appels à projets régionaux. Participer aux décisions de financement m’a également appris à évaluer la science sous un angle stratégique et collectif, au-delà de ma propre discipline. L’une des expériences les plus gratifiantes a été de diffuser et d’accompagner de jeunes chercheurs dans l’obtention de leurs premiers financements, un moment charnière dans une carrière scientifique.
Quels conseils ou recommandations souhaiteriez-vous partager avec les futurs membres du Conseil Scientifique ?
Si je devais formuler un conseil aux futurs membres, ce serait celui-ci : venez avec une réelle ouverture disciplinaire, investissez-vous dans la durée, et n’oubliez pas que chaque décision de financement peut changer une trajectoire de recherche et, à terme, une trajectoire thérapeutique.
Flavio Maina

Que retenez-vous de votre expérience en tant que membre du Conseil Scientifique ?
Une opportunité d’échanger et de contribuer à une communauté de chercheurs engagés à faire progresser nos connaissances sur le cancer et à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ce fut une expérience enrichissante au sein de ce Conseil Scientifique, marquée par le partage de visions et de compétences complémentaires.
Comment vos travaux de recherche ont-ils nourri les réflexions et les échanges au sein du Conseil ? Quels en ont été, selon vous, les principaux apports et éventuellement les limites ?
Je pense que ma recherche, caractérisée par une approche interdisciplinaire et multidisciplinaire allant de l’omique aux mécanismes moléculaires, associant des modèles précliniques aux données de patients, m’a permis de contribuer à une réflexion intégrative et ouverte sur les approches et systèmes de recherche, ainsi que de souligner l’importance de la prise de risque en sortant des sentiers battus pour viser des découvertes à fort impact.
J’espère avoir contribué à ce que les jeunes soient toujours incités et soutenus dans toutes les actions, en leur confiant des responsabilités et en les impliquant activement, que ce soit pour des candidatures ou pour l’organisation d’événements scientifiques. L’une des limites auxquelles nous sommes constamment confrontés est le temps dont nous disposons pour faire plus et mieux.
Quels conseils ou recommandations souhaiteriez-vous partager avec les futurs membres du Conseil Scientifique ?
J’encourage les futurs membres du CS à maintenir une attitude et un accompagnement constructifs envers les candidats et candidates, en particulier les jeunes chercheurs, en favorisant la prise de risque dans les projets et la création de nouvelles interactions au sein du périmètre du Canceropôle PACA.
Pierre-Henri Gaillard

Que retenez-vous de votre expérience en tant que membre du Conseil Scientifique ?
Mon expérience au sein du Conseil scientifique du Canceropôle a été extrêmement enrichissante, tant sur le plan scientifique qu’humain. J’ai particulièrement apprécié l’attention portée à une évaluation juste, rigoureuse et fondée uniquement sur l’excellence scientifique, dans un climat exempt de toute logique d’influence territoriale. La complicité et la confiance entre l’équipe du Canceropôle et les membres du Conseil ont largement contribué à la qualité des échanges. La diversité des expertises représentées m’a permis de découvrir de nombreux domaines de la cancérologie en dehors de mon champ de recherche, notamment grâce à l’ouverture accordée aux sciences humaines et sociales. Je retiens aussi de nombreux moments de grande convivialité et de franche rigolade lorsque le travail de la journée était terminé.
Comment vos travaux de recherche ont-ils nourri les réflexions et les échanges au sein du Conseil ? Quels en ont été, selon vous, les principaux apports et éventuellement les limites ?
Les travaux de mon équipe étant principalement orientés vers la recherche fondamentale, j’ai toujours eu à cœur d’en défendre l’importance. Les discussions autour des projets translationnels et cliniques ont toutefois enrichi ma vision des enjeux de la recherche en cancérologie et de l’importance de rester constamment attentif à toute évolution possible de notre recherche fondamentale vers le translationnel.
Quels conseils ou recommandations souhaiteriez-vous partager avec les futurs membres du Conseil Scientifique ?
Je recommanderais de continuer à évaluer la science et rien que la science, en préservant un équilibre entre recherche fondamentale, translationnelle et clinique. Le soutien apporté à des projets de recherche fondamentale parfois très exploratoires témoigne d’une véritable vision scientifique, indispensable aux avancées de demain. Un dernier conseil : profitez pleinement de la soirée festive et du tournoi de pétanque… sans oublier qu’il reste encore du travail le lendemain. Certains, qui se reconnaîtront, ont lourdement payé le prix de leur “insouciance”. 😉