Propulsions réussies

Les success stories du Canceropôle

Développement et promesses des biothérapies

La contribution du Canceropôle à l’immuno-monitoring en cancérologie.
L’action

De 2003 à 2010, le Canceropôle Provence-Alpes-Côte d’Azur a apporté un soutien financier et technique déterminant pour la mise en place et le développement d’une plateforme d’immuno-monitoring à Marseille. Installé dans le Centre de lutte contre le cancer (Institut Paoli-Calmettes), cette technologie permet l’analyse et la codification des réponses du système immunitaire des patients aux nouveaux traitements. La plateforme est aujourd’hui largement utilisée par la communauté scientifique et industrielle, pour la recherche fondamentale comme pour les essais cliniques.

« La plateforme d’immuno-monitoring bénéficie à l’ensemble de l’écosystème régional. Elle nous permet de favoriser et d’accompagner l’émergence de nouvelles classes thérapeutiques ».
Professeur Daniel Olive, responsable de l’équipe Immunité et cancer au CRCM, responsable de la plateforme d’immuno-monitoring, fondateur d’ImCheck Therapeutics.

La propulsion

La plateforme d’immuno-monitoring financée par le Canceropôle a rendu possible, sert, facilite, accélère…
• Les recherches sur les altérations de l’immunité innée liées aux cancer, et sur les réactions immunitaires aux biothérapies,
avec la mise en évidence de nouveaux biomarqueurs pour comprendre et anticiper les réponses des patients aux immunothérapies.
• L’évaluation, la sécurisation et la mise au point de thérapeutiques expérimentales portées par des biopharmas et biotechs régionales, françaises et internationales (MacroGenics, Bristol-Myers Squibb, Ipsogen, Roche…).
• Le développement d’anticorps Anti-KIR à l’origine de la success story d’Innate pharma, biotech de classe mondiale née à Marseille.
• Le développement d’une nouvelle vague de molécules en immunothérapie, qui agissent en inhibiteurs de points de contrôle du système immunitaire pour déclencher des réponses d’attaque et de destruction des cellules tumorales : cette découverte a donné lieu à création d’une nouvelle société biopharmaceutique marseillaise, ImCheck Therapeutics, spin-off du CRCM.


Diagnostic et médecine personnalisée pour les cancers pulmonaires

L’aide du Canceropôle à la validation de biomarqueurs sanguins
L’action

En 2013, l’Institut national du Cancer (INCa) a labellisé un projet de recherche clinique piloté par le professeur Paul Hofman au CHU de Nice, en collaboration avec des équipes de Paris (Institut Gustave Roussy, hôpital Tenon), de l’Oncopôle de Toulouse, du CHRU de Nancy et du CHU Grenoble-Alpes. Lauréat du Programme hospitalier de recherche clinique en cancérologie (PHRC-K national), ce projet baptisé STALKLUNG01 vise à développer un test non-invasif de détection du réarrangement du gène Alk chez les patients atteints d’un cancer du poumon. Le test repose sur une analyse génétique à partir d’un prélèvement sanguin pour identifier dans les cellules tumorales circulantes (CTC) l’expression de l’altération génomique. Le patient peut alors bénéficier d’un traitement plus ciblé et efficace.
À l’appui de ce projet, le Canceropôle a financé une étude complémentaire portant sur la détection de l’altération génomique non plus à l’échelle de la cellule tumorale circulante, mais du plasma sanguin du patient, via l’analyse de molécules d’ARN somatique.

La propulsion

L’aide du Canceropôle a rendu possible, sert, facilite, accélère…
• L’analyse comparative de deux approches d’une même cible thérapeutique, permettant de traiter avec précision 3 à 4 % des patients.
• Une avancée dans le pronostic de cancers pulmonaires, via l’identification dans plusieurs micro-ARN d’un biomarqueur prédictif des risques de rechute.
• La recherche sur des tests moléculaires de biopsies liquides transférables à la pratique clinique courante, pour prédire plus tôt et traiter mieux les cancers. À l’Ircan (Nice), cette thématique a donné lieu à une découverte majeure, réalisée en première mondiale par l’équipe du professeur Hofman : un processus de dépistage très précoce des cancers pulmonaires dans les populations à haut risque, via la détection de cellules
tumorales circulantes.
• Un challenge actuel de la cancérologie : passer des biopsies tissulaires aux biopsies liquides (prise de sang), non invasives, pour améliorer la prise en charge des patients et le suivi thérapeutique.

« L’aide du Cancéropôle Provence-Alpes-Côte d’Azur sur l’étude ancillaire nous a permis de renforcer l’étude initiale en explorant une alternative de détection de la cible thérapeutique ».
Professeur Paul Hofman, responsable du Laboratoire de pathologie clinique et expérimentale (CHU de Nice), chef d’équipe à l’Institut de recherche sur la cancer et le vieillissement (Ircan, Nice).


Développement de nouvelles molécules contre le cancer

L’appui du Canceropôle à la valorisation de résultats préliminaires de recherche
L’action

En 2011, l’équipe du Docteur Stéphane Rocchi (C3M, Inserm) publie de premiers résultats identifiant le potentiel d’impact destructif des molécules antidiabétiques sur les cellules de mélanome, cancer de la peau très agressif.
Dans le prolongement de ces travaux, une collaboration s’engage avec l’équipe du Docteur Rachid Benhida (Institut de chimie de Nice). Le soutien du Canceropôle, via l’appel à projet Valorisation, permet d’avancer vers la formulation d’une nouvelle molécule anticancéreuse, HA15, à partir de composés antidiabétiques (les Thiazole Benzensulfonamides) modifiés pour éliminer leur activité pro-insuline.

Fort de ces résultats prometteurs, le projet peut poursuivre sa maturation avec l’appui du Canceropôle. Inserm Transfert manifeste son intérêt par un dépôt de brevets et des financements, ouvrant la voie à une réponse au programme Matwin pour un transfert dans lequel s’engagent des partenaires industriels. En 2016, une publication dans la prestigieuse revue Cancer Cell valide l’efficacité d’HA15, ouvrant la voie à de nouveaux développements.

Plus récemment, l’appel à projet Émergence du Canceropôle a retenu un autre projet mobilisant les mêmes équipes sur une nouvelle piste thérapeutique. Cette aide a facilité le développement de la molécule CRO15 à partir d’un antidiabétique générique (la Metformine), et l’obtention de résultats suffisants pour susciter l’intérêt et le financement de la Satt Sud-Est.

La propulsion

L’accompagnement du Canceropôle a rendu possible, sert, facilite, accélère…
• Le développement d’HA15, molécule capable de réduire la viabilité des cellules de mélanome sans atteinte aux cellules normales.
• La démonstration de l’efficacité d’HA15 : réduction du volume tumoral sans toxicité apparente sur un modèle murin ; activation sur des cellules de mélanomes sensibles ou résistantes aux thérapies ciblées fraîchement prélevés sur des biopsies de patients (en collaboration avec le service de Dermatologie du CHU de Nice) ; activation sur des lignées cellulaires provenant d’autres tumeurs cancéreuses (sein, colon, prostate, pancréas, gliomes, leucémies myéloïdes chroniques).
• La possibilité de faire d’HA15 une molécule candidate pour les biothérapies contre le mélanome et d’autres cancers.
• La perspective de nouvelles solutions de traitement personnalisées pour les patients en impasse thérapeutique ou en rechute du fait de leur résistance aux thérapies ciblées et immunothérapies.

« Sans le Canceropôle, le projet conduisant à la découverte d’HA15 et ses promesses de traitement du mélanome n’aurait tout simplement pas abouti ».
Dr Stéphane Rocchi, directeur de recherche Inserm au Centre Méditerranéen de médecine moléculaire (Nice).


Développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique

Le soutien du Canceropôle pour booster l’efficacité de l’immunothérapie

 

L’action

En 2016, le Canceropôle Provence-Alpes-Côte d’Azur décide dans le cadre de son programme Emergence et Accompagnement (EmA) de financer le projet porté par le Pr. Thierry Passeron, du CHU de Nice et réalisé conjointement avec le Dr. Rachid Benhida de l’Institut de Chimie de Nice (ICN), sur la « Potentialisation de l’immunothérapie anti-cancéreuse par inhibiteurs de NIK ». L’immunothérapie par inhibiteurs des checkpoints est une avancée majeure dans le traitement du cancer mais les taux de réponses restent bas (10 à 57% selon les types de cancers et les traitements utilisés). Les chercheurs souhaitaient donc développer un candidat médicament pouvant être utilisé en combinaison avec les inhibiteurs des checkpoints ayant un profil pharmacologique optimisé pour assurer un développement clinique optimal. Grâce au financement du programme EmA du Canceropôle et au soutien conjoint de la SATT Sud-Est, les chercheurs ont développé et caractérisé une série d’inhibiteurs de la NF-kappa-B-inducing kinase (NIK).

La propulsion

L’accompagnement du Canceropôle a rendu possible, sert, facilite, accélère…
• La démonstration de l’ efficacité des inhibiteurs de NIK sur de nombreux cancers solides in vitro (mélanome, poumon, colon, pancréas, sein, prostate) et in vivo sur des modèles murins de mélanome et de cancer colique .
• L’observation que ces composés étaient aussi efficaces que l’immunothérapie anti-PD1 in vivo et que leur combinaison avec les anticorps anti-PD1 montrait un effet clairement synergique.
• La création depuis juin 2018 d’une startup nommée ‘YUKIN therapeutics’ suivie d’une importante levée de fonds en 2019 grâce aux investissements de Advent France Biotechnology et Medicxi.

Yukin Therapeutics vise à utiliser ces inhibiteurs « first-in-class » de la kinase NIK sur des indications ciblées en oncologie et a pour objectif de poursuivre le développement de ses composés en phases clinique.

« Yukin Therapeutics se voit confier le fruit d’un partenariat exemplaire entre le Canceropôle, la SATT Sud-Est et Advent France Biotechnology pour valoriser des résultats issus de la recherche publique. Financé par l’INCa et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, notre programme EMa a facilité le jeu collectif des expertises et des financements autour des travaux du Pr. Passeron et du Dr. Benhida. Lancé en 2006, Ema soutient et va soutenir plusieurs autres projets anticancers à très fort potentiel de développement ».
Clara Ducord, directrice du Canceropôle Provence-Alpes-Côte d’Azur.